La Psychologie de l’Enfant Africain et le Droit de l’Education

Chaque individu a un intérêt de la psychologie. Comment pas si la psychologie nous entoure, là où nous regardons, là où nous vivons, là où nous pensons. La psychologie est donc une partie de nous et elle nous aide de trouver tout type de réponse aux questions qui nous concernent en tant qu’individus qui co-vivent dans une société commune. La psychologie est une étude continue consacrée à la nature humaine-le comportement et les processus mentaux qui nous mènent au se que nous sommes.
Pour démontrer l’importance de la psychologie et sa nécessité dans non seulement la vie affective, familiale et sociale mais aussi dans le milieu éducatif de l’individu, sa définition nous paraît utile. L’origine du mot nous mène au 17ème siècle du Latin Moderne. C’est un regroupement du cerveau et de l’esprit (psycho-) avec la science et la logique (-logie). Alors, la psychologie est généralement définie par l’étude scientifique du côté mental de l’être humain et ses fonctions notamment celles affectant le comportement dans un contexte donné. Elle est aussi relative aux caractéristiques mentales ou les attitudes d’une personne ou un groupe. Dans une certaine situation ou activité, la psychologie peut signifier les facteurs mentaux et émotionnels qui gouvernent ces dernières.
Vu que le peu que nous avons mentionné à l’égard de la psychologie, sa signification et sa valeur dans la vie humaine; il nous semble donc indispensable d’intégrer cette discipline dans notre quotidien. Elle peut sûrement nous faciliter la compréhension de l’individu dans son milieu social. Dans cet article, notre concentration nous pilote vers la compréhension de l’enfant : sa structure psychologique, ses comportements, ses attitudes pour pouvoir l’éduquer d’une manière plus ou moins adéquate afin de construire un citoyen équilibré. En parlant de l’enfant, nous allons effectivement évoquer la psychologie de l’enfant africain, les difficultés que nous vivons dans son éducation et quelques marques qu’ont été trouvés dans certains pays africains.
Les psychologues ont souvent divisé le cursus de la vie humaine en plusieurs phases qui la décrivent du prénatal, post-natal jusqu’à la mort. Ces derniers déterminent la personnalité de chaque individu qui est le résultat des circonstances, des conditions et des succès/échecs expérimentés auparavant.
Bien sûr que chaque personne entreprend sa vie d’une manière dépendante avant de sentir son existence dans la vie courante. L’individu est également dans le premier stade attaché à sa « maman » et c’est une des raisons qui rendent la période de l ‘enfance une clef a l’identification du soi et la stabilité émotionnelle et affective. De plus, les facteurs socioculturels et socio-économiques influencent diligemment la fondation de la personnalité de l’individu. Tout cela nous incite à relier la situation dont l’enfant africain vive et la cause de ses souffrances psychologiques qui conduisent son affect et cognition ; simplement par ce qu’il a vécu des crises causées par un développement inapproprié dans les étapes primaires de sa vie.
Notre but derrière cette explication et de démontrer pourquoi l’enfant africain souffre dans sa vie et pourquoi l’éducation est un challenge pour certains pays qui essaient d’engendrer une reforme pour faire face à ce problème. C’est à dire, nous sommes convaincus que les pays africains sont réellement conscients et qu’il y a une vraie volonté politique pour développer le secteur de l ‘éducation. Pour illustrer et démontrer ce point de vue, notre référence peut être basée sur l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) aujourd’hui Union Africaine (UA). Celle ci a institué la « Journée de l’Enfant Africain » en juillet 1990 en commémoration du massacre des enfants de SOWETO le 16 juin 1976 lorsque des milliers d'entre eux sont descendus dans la rue pour protester contre la mauvaise qualité de leur éducation. Depuis lors, cette journée est célébrée par l’ensemble de la communauté africaine autour de différents thèmes de réflexion.
Au-delà de la dimension historique de cette journée, il s’agit pour les états africains préoccupés par le bien-être de leurs enfants, et partant du devenir du continent, de marquer un temps d’arrêt pour faire le point sur la situation de l’enfant dans leurs pays respectifs, surtout de l’enfant en situation difficile. Il s’agit également d’approfondir la réflexion sur certains problèmes spécifiques et de prendre les mesures appropriées afin d’assurer le mieux-être de tout enfant. La situation de l’enfant interpelle au quotidien les familles, les communautés et les décideurs.
L’Afrique a souvent souffert de beaucoup de problèmes qui sont le résultat d’un combat de plusieurs siècles ; un conflit contre les colonisateurs, les maladies, les catastrophes, la famine, etc. C’est ce qui nous conduit à évoquer la situation de l’enfant en Afrique. De plus, le statut de l’enfant africain découle très souvent de diverses situations sociales indépendantes des enfants eux-mêmes, notamment les crises socio-politiques, les conflits armés, les catastrophes naturelles ou provoquées, les épidémies, certaines maladies endémiques (telles que le paludisme, la tuberculose, la dysenterie, le choléra, la malaria et l’hépatite), les pandémies (VIH/SIDA…), l’irresponsabilité parentale etc. Le rapport de l’UNICEF sur « La situation des enfants dans le monde 2005 » fait état de l’enfance en péril et met l’accent sur la précarité des conditions de vie des enfants en Afrique. Il relève qu’un pourcentage élevé des enfants vivant dans les pays en développement et n’ayant pas accès au service de santé, au logement et à l’éducation. En Guinée, par exemple, la moitié de la population survit avec moins d’un dollar par jour ; un tiers ne sait pas lire, l’espérance de vie ne dépasse pas 45 ans. En effet, a l'occasion de la ‘Journée de l’Enfance Africaine du 16 Juin’, le Fonds « Message de Yaguine et Fodé » géré par la Fondation Roi Baudouin, ses ONG partenaires et le Centre National de Coopération au Développement (CNCD-11.11.11) écrivaient une lettre pour lancer un appel pour sensibiliser les Européens aux problèmes de l’éducation en Afrique. Ils invitaient la population concernée et occidentale à participer à la journée ‘SOS Education Afrique’ organisée le 16 juin 2001 sous le haut patronage de messieurs Louis Michel, Commissaire européen au Développement et à l’Aide humanitaire et Armand et de Decker; Ministre belge de la Coopération au Développement.
Tout cet historique est qu’un flash-back pour schématiser le statut de non-seulement l’enfant africain mais aussi le citoyen africain. Tout simplement, c’est l’influence de la famille qui nous dirige vers ce débat par ce que le milieu familial ainsi que le milieu social sont directement liés à la constitution de l’enfant et son éducation. Concernant l’éducation, Khadim Sylla (Préface de Joseph Ki-Zerbo, Sociétés africaines et diaspora ; Education Afrique Noire) a écrit un article sur ce sujet intitulé : « l’Education en Afrique ; le défi de l’excellence ». Selon lui, l'éducation est le champ privilégié de la reproduction sociale. Parler de l'école africaine est un défi qui ne peut être relevé qu'à partir d'une approche scientifique correcte. Il faut récuser l'approche purement technique, budgétaire et comptable, si chère aux institutions financières internationales, car elle risque par réductionnisme de masquer les dimensions sociologiques et culturelles, politiques et idéologiques. L'approche systémique s'impose pour comprendre le système éducatif africain tel qu'il est ajusté à la mondialisation dominatrice. Comment renaître, accoucher d'une autre Afrique par l'éducation est ce qui est peut être indispensable.
Pour cela aussi, et bien que la situation de l’école africaine soit saumâtre,
l'UNICEF a lancé son enquête mondiale d'enfant à enfant le 16 juin 2004, lors de la Journée de l'enfant africain. L'enquête d'enfant à enfant a pour but de mettre des noms et des visages sur les 121 millions d'enfants qui ne fréquentent pas l'école ; un chiffre alarmant dans un monde développé qui parle de la mondialisation. Cela va aider des filles et des garçons à dépasser le stade d'une simple statistique et devenir un vrai acteur social et un membre d'une communauté efficace. Les enfants qui fréquentent l'école vont découvrir pourquoi d'autres enfants peuvent ne pas la fréquenter et suggérer ce qu'on pourrait faire pour aider ces enfants non scolarisés à obtenir l'éducation à laquelle ils ont droit. Le lancement de cette opération a eux lieu en Ethiopie où des enfants se sont engagés à attirer l'attention des adultes susceptibles d'agir pour permettre aux garçons et aux filles non scolarisés d'aller à l'école. L’écho de cette enquête était substantiel et opérationnel dans certains pays africains tels que le Kenya, le Malawi, le Tchad, la Zambie et le Soudan ou des enfants ont entrepris des enquêtes similaires, et des jeunes d'autres pays, d'Afrique et d'Asie du Sud, l’ont fait dans le courant de la même année. Cette enquête mobilise, outre les enfants, d'autres partenaires, notamment des gouvernements et des partenaires du Mouvement mondial en faveur des enfants. Pour tenir cet engagement, l'UNICEF propose aux gouvernements, à la société civile, aux enseignants, aux familles et aux enfants eux-mêmes des actions qui auront une double conséquence - attirer l'attention sur le droit de chaque enfant à l'éducation et faire progresser les stratégies permettant à davantage de filles de fréquenter l'école et les aider à mener à bien leurs études, une fois scolarisées.
Avant de conclure, nous pouvons bien sûr alléguer ce que des psychologues cognitifs tel que Burner (1960) et Hunt (1961) ont trouvé. Ils ont prouvé que les enfants ayant des handicaps culturels et des résultats scolaires fugaces sont souvent le résultat de l’absence d’un environnement familial stimulant. Psychologiquement parlant, si l’enfant ne trouve pas le milieu familial adéquat pour développer ses capacités intellectuelles et cognitives, y aura t-il un moyen de se compenser à l’école? Et s’il aperçoit les conditions familiales nécessaires, l’école pourra t-elle améliorer et activer ces capacités? L’éducation de base de l’enfant est naturellement le rôle de l’école ou le mental de l’enfant est prêt à recevoir les changements nombreux mobilisateurs et c’est après la situation familiale nécessaire que cela soit possible.
Tous ces exemples cités tout au long de l’article sont bien évidemment qu’un échantillon des pays africains qui endure de ce problème dans le domaine de l’éducation qui affecte directement l’enfant africain. Il est, alors, interpellé que la communauté nationale et internationale à la solidarité envers cet enfant vulnérable dont il est universellement admis qu’il est exposé à toutes sortes de risques, de dangers, de violences, d’exploitations et d’abus, toutes choses susceptibles de remettre en question ses droits fondamentaux à la vie, à la citoyenneté, au développement, à la protection, à la participation et partant, de compromettre son développement physique, cognitif, psycho-affectif, socio-économique, et en définitive l’avenir du continent africain.
Par : Nadia IDRI (Algerie).

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